Jeûne thérapeutique : bienfaits, contre-indications, mode d’emploi

jeune thérapeutique

Qu’est-ce que le jeûne thérapeutique ?

Le jeûne consiste à arrêter de manger et de boire, à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue. Cette approche d’autoguérison vise non seulement à purger, détoxifier et régénérer l’organisme, mais également à désencombrer le mental. Pourquoi jeûner ? Quels bienfaits pour notre santé ? Quels types de jeûne existent et comment les pratiquer ? Dans cet article, je vous réponds et vous partage mon expérience du jeûne thérapeutique.

Les bienfaits du jeûne thérapeutique

Jeûner de temps en temps est très bénéfique dans bien des situations. Tous les bienfaits du jeûne cités ci-dessous ont fait l’objet d’études scientifiques d’observation.

Le jeûne soulage les maladies chroniques et l’hypertension

La thérapie par le jeûne permettrait d’améliorer les symptômes et douleurs de maladies telles que l’arthrite rhumatoïde, certains troubles digestifs comme le syndrome de l’intestin irritable ou encore la migraine. De même, selon une étude, après avoir suivi pendant plusieurs jours une alimentation constituée essentiellement de fruits et légumes, puis exclusivement de l’eau, près de 90 % des patients à l’essai présentaient une pression sanguine largement diminuée.

Le jeûne fait maigrir

En toute logique, la privation de nourriture, et donc la baisse de l’apport calorique journalier, induit une perte de poids. Mais contrairement aux régimes restrictifs, je le vois davantage comme une invitation à expérimenter et dépasser les limites de son mental et de ses peurs. 

Jeûner permet de mieux dormir

Lorsque l’on fait un repas copieux le soir, il n’est pas rare d’avoir le sommeil perturbé une fois dans le lit. Le jeûne n’aurait pas d’action significative sur la durée du sommeil, mais permettrait en revanche d’éviter les problèmes de réveil nocturne. 

Jeûne et autophagie

L’autophagie qui signifie littéralement “se manger soi-même” est une sorte de nettoyage cellulaire qui permet au corps de se débarrasser des composants défectueux ou malades avant de se renouveler. Lorsque ce processus devient déficient, notamment en présence d’un taux de glucose, d’insuline ou de protéines trop élevé dans l’organisme, les composants indésirables s’accumulent et favorisent l’apparition de maladies comme le cancer. Le jeûne, en revanche, booste l’autophagie. 

Comment se pratique le jeûne thérapeutique ? 

La descente alimentaire

La descente alimentaire est nécessaire pour effectuer un jeûne. Elle permet au corps de s’adapter au fait de ne plus manger. Elle accompagne également notre mental vers l’acceptation de ne plus se nourrir ainsi que de ne pas avoir peur de mourir. Je conseille de faire cette descente alimentaire sur une semaine. Je procède en éliminant de l’alimentation petit à petit les produits d’origine animale, les céréales, les excitants (café, thé) et enfin le solide. Avant de débuter le jeûne, il est conseillé de ne boire plus que des liquides (jus de fruits, de légumes et eau.)

La remontée alimentaire

À l’inverse de la descente alimentaire, la remontée doit se faire en douceur (environ le double du temps de jeûne) pour permettre un bénéfice optimum de cette pause alimentaire. Dans un premier temps, i faut veiller à s’hydrater abondamment ainsi qu’à se nourrir de fruits et de légumes crus. Pendant cette reprise alimentaire, vous pouvez également vous préparer des bouillons de légumes.

On réintroduit les aliments cuits, les céréales et les produits d’origine animale quand le corps le demande ! Prenez votre temps, le but est de s’occuper de soi avant tout. Il ne faut pas jouer avec l’alimentation. Rien ne sert de se suralimenter avec des produits industriels et frits, car notre organisme corps n’apprécie pas. 

La méditation pendant le jeûne

Jeûner nous remet dans notre alignement au présent, en évacuant ce qui n’a plus lieu d’être. Les tensions du passé peuvent partir, les émotions se libérer et les pensées s’épurer. La pratique de la méditation pendant le jeûne est primordiale pour permettre une détoxination en douceur. On a plus de mal à jeûner lorsque l’on ne met pas à jour notre cahier des charges.

Besoin d’un guide pour apprendre à méditer ? Installez-vous confortablement dans la position qui vous semble le mieux et pratiquez 3 fois par jour ce petit exercice :

  • respirez profondément et concentrez-vous sur votre respiration ;
  • ressentez ce qu’il se passe dans votre corps ;
  • placez votre conscience sur votre douleur et votre symptôme ;
  • laissez passer toutes les pensées qui pourraient venir parasiter ce moment ;
  • visualisez des racines qui partent de vos pieds et qui s’enterrent dans le sol, jusqu’au centre de la Terre ;
  • imaginez votre corps comme une batterie de téléphone portable et videz votre excès d’énergie au sol. Sentez l’énergie personnelle qui vient maintenant s’installer en vous ;
  • vous pouvez répéter ces affirmations : “j’accepte ce qui est comme c’est, j’accueille les énergies qui m’entourent, j’ai confiance en moi et je me remercie d’être en vie”.

Les envies de nourriture, gestion des pensées

Vous ressentez la faim pendant le jeûne ? C’est une émotion refoulée qui n’a pas été mise en lumière, une frustration émotionnelle qui nous incite à compenser par la nourriture. Par exemple, une envie de gras pourrait représenter une frustration. Un désir de sucré pourrait signifier un manque de douceur dans votre vie. Pendant le jeûne, à chaque émotion ou peur, posez-vous et méditez sur ces envies de nourriture et mettez à jour votre cahier des charges (émotionnel).

Gérer la détoxination par des techniques naturelles de santé

Les premières 24 heures d’absence de nourriture, le corps va commencer à consommer les sucres stockés dans le corps. Au-delà de ce temps, il va puiser dans ses réserves. Et piocher dans les lipides. Le foie va produire des corps cétoniques (ce qui donne mauvaises haleines et les urines odorantes). Afin de permettre d’éliminer les toxines plus en douceur, il est important d’accompagner la détoxination physique, émotionnelle et mentale par des méthodes naturelles de santé.

Le matin, vous pouvez pratiquer le gandush, qui consiste à gargariser de l’huile (de coco, de sésame, d’olive, etc.) 20 minutes dans votre bouche et de recracher aux toilettes pour éviter de boucher l’évier. C’est un véritable tirage de toxines (cliquez ici pour voir la vidéo).

Essayez-vous à la pratique des lavements pour évacuer les selles et les gaz restés dans l’organisme. Par expérience, sur un jeûne de 10 jours, j’ai pratiqué des lavements au 1er jour au 5ème jour et au 8ème jour. Il y avait encore des selles au 8ème jour sans rien avoir mangé pendant cette période. La preuve est que l’organisme garde en lui certaines matières. Croire que nous mangeons et évacuons le lendemain est complètement faux, cela dépend de notre système digestif. Idéalement nous devrions avoir une selle par repas donc 3 repas par jour, 3 selles par jour… C’est loin d’être le cas chez tout le monde !

Vous pouvez également consommer de l’eau chaude avec une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée pour rafraîchir la gorge et les énergies du corps. Les cataplasmes d’huile de ricin sur le foie ou toute autre endroit permettent d’activer la guérison. Il est aussi possible d’en faire sur le plexus solaire afin de calmer les émotions et procurer un apaisement certain.

Jeûne thérapeutique : contre-indications

Il existe des contre-indications au jeûne pour les personnes souffrant de troubles alimentaires (comme l’anorexie), d’hyperthyroïdie, de démence, d’insuffisances hépatique ou encore pour les femmes enceintes. Personnellement je vois également le jeûne thérapeutique comme un “danger si cette pratique est réalisée contre sa volonté ou plus par devoir que par plaisir. 

Jeûne hydrique

Futurs jeûneurs, et jeûneurs, vous savez déjà ô combien boire est essentiel à la vie ! C’est pourquoi il est d’autant plus important de s’hydrater lorsque vous jeûnez afin de permettre une bonne élimination des toxines. Boire pendant un jeûne va également reposer le foie et lui permettre de faire son travail sur les émotions. Oui, mais que boire ? De l’eau évidemment !

Votre consommation doit être illimitée en cas de soif et de préférence de l’eau pure ! Car lorsqu’elle est mélangée à du sirop, du thé ou même du citron, elle devient un aliment pour notre organisme. D’ailleurs, on vous explique tout ça dans cette vidéo

Jeûne intermittent le matin

Croire que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée est ancré dans la conscience collective. Or quand nous dé-jeûnons, nous coupons le jeûne de la nuit. Ne plus manger le matin permet à l’organisme de pousser la privation de nourriture jusqu’à midi et de ce fait gagner 4 à 5 heures de jeûne en plus par jour. Quels bénéfices pour notre organisme ? Les intestins vont avoir le temps d’assimiler les repas de la vieille tranquillement sans être gênés par une autre digestion.

Je n’y croyais pas au début, mais en tant que bon sceptique, je me suis laissé le choix d’expérimenter avant de juger quoi que ce soit. Au bout d’une semaine de privation de nourriture le matin, j’ai gagné en énergie et en temps. Depuis je n’ai plus l’habitude d’avaler quelque chose de solide le matin. Le bénéfice est à tout niveau.

Jeûne intermittent le matin et le midi

Après avoir arrêter de manger le matin pendant quelques mois, l’information de ne plus manger le midi m’est venue aux oreilles. Je me suis dit que la personne qui disait ça devait être cinglée. Mais encore une fois, j’ai essayé de pousser le jeûne jusqu’au soir. Contre toute attente, mon énergie n’arrêtait pas d’augmenter même avec un travail physique (viticulture). J’ai donc changé mes habitudes alimentaires, et ma flore intestinale ne s’en porte que mieux.

Un seul repas par jour (en moyenne sur l’année) permet à nos enzymes et nos bactéries de travailler une seule fois au lieu de 3. Leur travail est donc optimisé et il y a une meilleure assimilation (donc plus de carences).

Tout ne s’est pas fait en un jour, mon changement alimentaire a mis 2 ans pour se mettre en place. Je remercie Bernard Clavière, par son livre « Et si on arrêtait de manger de temps en temps », qui m’a permis d’expérimenter tout cela.

Il pratique le jeûne thérapie depuis plusieurs décennies et je voulais vous partager une de ces vidéos :

Jeûner 1 journée par semaine :

La pratique du jeûne dans les religions se fait depuis la nuit des temps. Dans le catholicisme, le vendredi était le jour du jeûne, pour laisser place avec le temps au jour du poisson. Se priver de nourriture 1 jour par semaine ne demande aucun effort surhumain lorsque la santé le permet.

Jeûne thérapeutique de 3 jours

Le jeûne de 3 jours renouvelle entièrement le système immunitaire. Il constitue un test intéressant pour savoir si nous sommes en bonne santé. Ce laps de temps permet en effet de régénérer les tissus abîmés, de mettre au repos tout le corps physique, de laisser sortir le surplus d’émotion, d’apaiser les pensées et de retrouver la vitalité. Vous pouvez bien sûr prendre quelques tisanes si vous en ressentez le besoin.

Vous souhaitez expérimenter le jeûne et profiter de tous ses bienfaits sur la santé ? Nous vous proposons de vous accompagner pour jeûner 3 ou 6 jours !

Découvrez dès maintenant la vidéo de présentation du stage :

Jeûne Pranique

Il existe des personnes sur terre qui réussissent à s’alimenter autrement qu’avec de la nourriture physique. Ce sont les personnes dites praniques ( qui se nourrissent du Prana). Cette pratique est connue depuis l’antiquité mais nous l’avons réservée à des mystiques et des maîtres spirituels. Le champ quantique unifié nous permet maintenant d’accéder à cette forme de nourriture. Encore faut-il se libérer de l’addiction liée à l’alimentation induite par les émotions et les peurs.

Le Prana (ou “lumière” pour les catholiques, “chi ou qi” pour les orientaux, “bio photons” pour les scientifiques) fait partie de notre monde à tous les niveaux : c’est l’instant présent, l’amour de soi. Quand nous nous nourrissons de notre alignement au présent et de tout ce qui nous entoure. Nous n’avons plus faim physiquement. Mais nous sommes nourris, en effet ce n’est pas un jeûne ( qui puise dans les réserves).

J’expérimente depuis quelques années de faire des pauses alimentaires de plus en plus longues avec cette technique et les bienfaits sont indéfinissables : je sens une régénération au sein de mes cellules, les émotions sont pleinement accueillies et le mental est inexistant. Une énergie débordante pour faire ce qui me plaît aussi bien du travail physique qu’une randonnée.

J’ai connu cette forme d’alimentation grâce à Gabriel Lesquoy et son livre “De la nourriture Pranique à la plénitude du vide” que je vous recommande.

Je vous partage une de ces vidéos :

Ce qu’il faut retenir pour le jeûne thérapeutique :

  • faire une descente et une remontée alimentaire ;
  • bien s’hydrater pendant le jeûne ;
  • le petit déjeuner n’est pas le meilleur moment pour s’alimenter ;
  • manger résulte d’une émotion ou d’une peur ;
  • notre alignement peut nous nourrir ;

Encore une fois si vous ne le sentez pas, ne le faites pas. Il n’y a aucune obligation, vous seul pouvez expérimenter ou non cette magnifique thérapie. Allez-y doucement ! expérimentez un matin, puis la semaine d’après 2 matins d’affilés, etc.

Écoutez votre corps, lui seul peut vous dire si vous avez besoin de jeûner ou non. Mais si vous n’avez jamais expérimenté le jeûne, il est temps de vous y mettre pour tenter l’expérience. Les seuls problèmes que vous rencontrez seront ceux de vos limites mentales.

Quoi qu’il en soit : consultez votre médecin et demandez-lui conseil avant de jeûner.

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